Chères lectrices, chers lecteurs,
Chères amies, chers amis,
Chères personnes de passage sur site internet,
Chères toutes et chers tous, chères futures lectrices et chers futurs lecteurs,
Surtout ne prenez pas peur…Merci de prendre le temps de lire ce petit texte.
Il m’est assez difficile de l’écrire. Cette année a vraiment été plutôt étrange. Elle est surtout passée à la vitesse de l’éclair. Je n’ai rien vu venir, ni senti passer. C’est comme s’il s’agissait d’une sorte de parenthèse, (2017). Quoi, c’est bientôt le 31 décembre ? Ah, bon, je n’ai rien compris. C’est Noël, vraiment ?
Sombre, obscure, brumeuse, cette année 2017. Encore. J’ai eu du mal à me comprendre et surtout à apprendre à prendre du temps. A me soigner. J’ai bien essayé d’y croire et d’appliquer la maxime : « Carpe diem ». Dur de dire pourquoi, mais chaque jour est passé identique au précédent sans vraiment que je ne puisse y faire quoi que ce soit, ni vraiment en profiter.
Quelques éclaircies, notamment avec l’annonce de la parution du Mage Noir l’an prochain aux éditions l’Âge d’homme !
L’Ogre du Salève et Impasse khmère poursuivent leurs aventures et ça, ça me fait drôlement chaud au coeur.
Deux nouveaux romans sont en préparation. La suite du Mage noir, et oui, mais aussi ce projet un peu plus personnel sur lequel je travaille depuis un moment.
Mon année a également été marquée par de très belles rencontres lors des différents événements littéraires auxquels j’ai participé (un peu moins que d’ordinaire)… J’ai dû me faire violence pour sortir de mon trou. Les rapports humains étaient particulièrement ardus à assumer et à gérer. Cependant, je dois bien l’admettre que je ne peux pas vivre sans et que j’aime les gens et la vie finalement aussi…
Je m’explique… Depuis le mois de décembre 2016, il y a donc, tout juste un an, j’ai compris que je n’étais pas Wonderwoman, que je n’avais pas huit bras.
J’ai pris mes 7 dernières années de vie et tout ce que j’ai vécu en pleine face — les bonnes choses, comme les mauvaises.
Assumer, digérer, comprendre et continuer à tenir la tête hors de l’eau…
Impossible. Je ne sais d’ailleurs pas comment j’ai réussi à tenir aussi longtemps et à donner le change. Beaucoup n’ont d’ailleurs pas vu cette année ce que je traversais (un peu magicienne).
Et pourtant…
J’ai tenu bon jusqu’à ce qu’un concours de circonstances — heureuses ou malheureuses, cela dépend du point de vue -, ne finisse pas provoquer une maladie physique où je me suis retrouvée dans l’incapacité de bouger (je n’arrivais plus sortir de mon lit) et me fasse enfin réaliser que je ne pouvais plus continuer ainsi. STOP en lettres phosphorescentes, en rouge. Et je n’ai donc pas eu le choix. J’ai dû m’arrêter.
Un mot : Burn Out, puis dépression. Le Burn out existe vraiment. Promis, juré, craché. Et je préfèrerai ne pas vous en parler.
Un cerveau cramé, une estime de soi dans les chaussettes, ne plus pouvoir bouger, penser, se concentrer, lire, écrire…
La lose, Vraiment. Surtout lorsque l’on fait face à l’incompréhension et à l’intolérance de certaines personnes — Pas toutes heureusement. ça en remet juste une couche..
Il paraît que le temps guérit tout et qu’il en faut beaucoup, de ce temps. Un peu bateau, hein, vous me direz… Ben, en fait, moi, qui suis hyperactive d’ordinaire, toujours occupée à courir après chaque minute, j’ai compris que ce n’était pas juste une phrase en l’air, et que ma foi, maintenant, je n’avais pas vraiment le choix. Pour guérir, j’ai dû le prendre et je dois encore le prendre, ce temps.
Tout fini par passer. Oui. Peut-être que cette année entre parenthèses m’a permis de réaliser certaines choses, en tout cas, elle m’a permis de départager l’important, l’essentiel, l’utile, de l’inutile, les vrais amis des hypocrites, remettre en cause mon « monde de bisounours » et de « petits poney », savoir ce que j’aime et ce que je n’aime pas, ce que je souhaiterais et ce que je ne souhaite plus. Cette remise en question m’aide à revenir avec encore plus d’idées pour de nouveaux romans…Cela ne s’est pas fait non plus sans un ensemble de déceptions plus ou moins importantes et une grande tristesse aussi. Quelques cuites magistrales aussi, parce que parfois on a envie d’en finir ou de fuir, une fois pour toutes.
Il faut ce qu’il faut.
“― Ne t’inquiète pas, petit(e) ! Tout finit par passer dans la vie, tu sais. On guérit toujours, même si ça prend du temps.”
Mathias Malzieu — La mécanique du coeur
Oui. Tout fini par passer, je vous le promets et je reviendrai plus forte avec « Le Mage noir » en 2018.
Merci de m’avoir suivi, d’être fidèles à mes tribulations (si vous me lisez, c’est le cas). C’est grâce à vous lecteurs et à l’amour de mes amis, de mes proches et de mon fils que j’ai tenu le coup ! Un peu aussi grâce à la musique.
On va mettre un grand coup de pied dans les fesses de 2017… et…
Welcome 2018 ! J’aurai 40 ans et encore pas mal de choses à vivre et à partager avec vous.
Je vous souhaite de très belles fêtes de fin d’année ! Qu’elles soient emplies de joies, de sérénité, de bonheur et d’amour !
Très joyeux Noël et une excellente année 2018.
Merci d’être là.
A bientôt, au revoir 2017 et bienvenue 2018.
Olivia
Et évidemment de la musique…pour Noël et un petit hommage pour certains artistes qui nous ont quitté…
Parce que parfois, ce serait bien de pouvoir être des héros, juste pour un jour :


