Avoir son nouveau livre entre les mains…

Avoir entre les mains un nou­v­el ouvrage, c’est comme si l’on tenait un nou­veau né dans les bras. Le temps con­sacré à l’imag­i­na­tion de l’his­toire, l’écri­t­ure, la relec­ture, les doutes, tous ces moments s’ap­par­entent à une grossesse. Et lorsque l’œuvre est enfin là, c’est réelle­ment comme une nais­sance. Tant d’én­ergie, tant de nuits, tant de soucis, tant de doutes, tant d’in­cer­ti­tudes, mais tant de joies aus­si ! Tant d’é­mo­tions con­tra­dic­toires, mais qui tran­scen­dent et per­me­t­tent de se sur­pass­er.

On peut appel­er cela comme on veut : un sac­er­doce, une pas­sion, un dévoue­ment.

La ges­ta­tion est un proces­sus soli­taire et isolant car on se trou­ve bien seul et incom­pris à de nom­breux moments face à des tas de con­tra­dic­tions. La nais­sance, la paru­tion est l’ou­ver­ture au monde avec son lot d’in­cer­ti­tudes égale­ment et la peur qu’il ne soit pas à la hau­teur, la peur de décevoir qui sont bal­ancées par la joie et la fierté égoïste de la réal­i­sa­tion.

L’écri­t­ure est prenante et demande de nom­breux sac­ri­fices. L’écri­t­ure vous ronge, est éner­gi­vore, mais est aus­si thérapeu­tique, sal­va­trice pour une âme timide et rêveuse comme la mienne.

J’adore racon­ter des his­toires, emmen­er mes lecteurs dans des aven­tures étranges et mer­veilleuses, leur faire décou­vrir de nou­veaux mon­des et de nou­velles pos­si­bil­ités.

Je ne pour­rais pas m’en pass­er et rien ne pour­ra me décourager de pour­suiv­re. Le chemin est semé d’embûches, d’ob­sta­cles, de vents con­traires, de per­son­nes qui préfér­eraient que j’ar­rête et bien, je peux leur promet­tre qu’il n’en est pas ques­tion.

Je partage ci-dessous mon statut Face­book du jour, car il résume la dif­fi­culté, l’im­passe devant laque­lle je me trou­ve, mais égale­ment le bon­heur d’avoir ce nou­veau roman entre les mains et le fait que j’en com­met­trai encore beau­coup d’autres, car je ne peux pas faire autrement.

Dans Impasse khmère, je dis­ais que la roue tourne tou­jours. La mienne sem­ble être encore blo­quée pour bien des aspects, mais je ne perds pas l’e­spoir, et je con­tin­ue à avancer et rester moi-même mal­gré le prix élevé.

Oscar Wilde dis­ait : « soyez vous-mêmes, les autres sont déjà pris ! » Eh bien, je con­tin­ue sur ce même chemin sin­ueux, tout en restant droite et libre.

“Ça y est je peux enfin décou­vrir moi-même mon nou­veau bébé… il fait son poids ! Cette sur­prise mati­nale mag­nifique chas­se les autres mau­vais­es nou­velles ! (Deux bours­es à l’écriture m’ont été refusées). Je ne me décourage pas pour autant et je vous promets de con­tin­uer à vous con­ter des his­toires. Car j’écris pour rester vivante. “Un poète mort n’écrit plus. D’où l’importance de rester vivant.” Même en mangeant des pâtes pen­dant une année ?. Ça me va.
Je me réjouis de vous présen­ter Le Mage noir qui je l’espère ne vous décevra pas.
Mer­ci Flo­rence Schluchter Robins pour l’envoi express ! Je peux caress­er la cou­ver­ture, sen­tir l’odeur de l’encre…, tenir toutes ces pages entre les mains. Bon­heur!“

Et la chan­son du jour, que je dédie à l’une de mes raisons de vivre, mon fils, même si là aus­si tout ne se présente pas comme une autoroute sans virages et un ciel sans nuages :

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